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Une cliente de boulangerie pendant la période du couvre-feu et du Covid-19

3 témoignages présentant l’impact du couvre-feu dans les boulangeries de France

Un couvre-feu à 18h, et le besoin des commerces de s’adapter

La vaccination contre le Covid-19 est longue et laborieuse, de nouveaux variants font leur apparition, et la France est sous couvre-feu depuis le 15 décembre dernier. Mais les nouvelles annonces du 16 janvier l’ont officiellement fait reculer à 18 heures dans toute la France métropolitaine. Et les sanctions sont sévères : 135 euros d’amende pour quiconque ne respecterait pas ces ordres.
Les habitudes des uns et des autres sont bousculées, et les commerçants doivent s’adapter à ces changements. Ce qui implique plus de travail en matinée pour certains, ou une réduction du chiffre d’affaires pour d’autres. Voici les témoignages de trois boulangers français, qui nous expliquent comment cette mesure impacte leur façon de travailler.

Des quotidiens bousculés, autant à la vente qu’en laboratoire

L’organisation de certaines clientèles permettent de ne pas ressentir trop d’impact

Ce qui ressort chez certains boulangers, c’est que leur clientèle s’organise. Elles se rendent en magasin plus tôt, pendant les pauses, ou un peu avant l’heure fatidique. Ainsi, les files d’attente sont moins longues. Et les passages des consommateurs en magasin se font sur la durée, ce qui facilite la vie des responsables de caisse et des artisans. Ils se tiennent devant leur caisse enregistreuse de boulangerie, et servent leurs clients au fur et à mesure.

“C’est variable selon les régions. Nous ne ressentons pas d‘impact car les gens sont organisés : ils viennent soit le matin soit en début d’après midi. En revanche, nos clients font la queue à 17h30 !” nous explique Sébastien, boulanger en Champagne-Ardennes.

Le couvre-feu en boulangerie génère parfois plus de travail le matin

D’autres artisans voient leur quotidien bousculé par l’avancement du couvre-feu à 18 heures. Ils doivent se lever plus tôt et travailler plus dur. Leurs consommateurs se rendent en majorité le matin en boulangerie, ce qui crée une demande intense. Une difficulté supplémentaire, sachant qu’en temps normal la production matinale est déjà dense.

“Pour nous c’est d’avantage de travail le matin jusqu’à 14h. Ensuite c’est très calme, avec une légère reprise vers 17h. Mais nos horaires d’ouvertures restent inchangées” témoigne Jean-Philippe, boulanger à Royan.

Les clients se rendent encore en boulangerie, ce qui est bon signe. Malgré un rythme de travail frénétique, ces points de vente ne subissent pas une baisse de leur chiffre d’affaires. Une chance, car tous les artisans ne sont pas logés à la même enseigne.

Pour d’autres enfin, le couvre-feu impacte fortement le chiffre d’affaires

Les mesures qui ont pour but d’endiguer la nouvelle vague de contamination mettent à mal de nombreux commerces de proximité et autres boutiques de quartier. Et certains artisans boulangers pâtissiers sont en première ligne.

“Cela nous impacte beaucoup : entre 18h et 20h nous avons 30% de notre clientèle en temps normal. Ce couvre-feu, c’est un coup dur supplémentaire qui vient plomber notre commerce” confie Benoît, artisan de Boulogne-Billancourt à une journaliste de BFM.

De plus, ces boulangeries restent ouvertes, et emploient des salariés chaque jour. A la différence des points de vente qui restent fermés et qui bénéficient ainsi d’aides financières de l’État, ces commerces n’y ont pas droit.

L’effet du couvre-feu en boulangerie génère une grande quantité de stress

Une bonne partie des clientèles arrive tout de même à s’organiser. Les personnes âgées et les actifs viennent souvent le matin, sinon juste avant la fermeture, autour de 17h30. Et les jeunes se rendent en point en vente dans l’après-midi. Malgré tout, le stress et le ras-le-bol se font ressentir. Les consommateurs font attention au temps, sont pressés au moment de faire la queue.
Des responsables de vente évoquent le fait qu’ils ne sont pas là uniquement pour vendre, mais aussi pour apporter de la bonne humeur et un peu de conversation. Et lorsqu’ils passent un peu trop de temps à apporter du réconfort à un client, les autres le font ressentir.

Un climat particulièrement tendu, et dont chacun a envie de sortir.

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